Prélude à la vie - Chapitre I (2/x): Analyse légale
Par XaF, dimanche 3 février 2008 à 14:27 :: Rome, Âne & Ske :: #26 :: rss
Je sais, le temps entre chaque "épisode" est long ... mais plus on attend, mieux on apprécie, non ? 
Joe était penché sur le corps, des restes de nausée le tiraillant alors qu'il explorait la position du cadavre.
Alors, docteur ?, demanda-t-il au médecin légal
- En conclusion préliminaire, je pourrais dire qu'il a été surpris par derrière. A la vue de la plaie, elle a commencé ici et s'est terminée ici, on peut voir ça en rapport avec l'écartement qui diffère sur la droite de son cou - plus fin d'un demi millimètre - et qui est plus large à la gauche de son cou, laissant entrevoir l'arrêt de la lame. En résumé, il lui a tranché la gorge d'un seul trait à l'aide d'une arme blanche non dentée, sans s'arrêter, et ce fut très rapide. La victime n'a dû sentir qu'on venait de lui trancher la gorge qu'après qu'il ait terminé de le faire. Cette entaille nous informe aussi sur le fait que l'assassin tenait son arme de sa main droite, comme ça - il prit sa lampe avec deux doigts, de façon souple, puis l'attrapa en pleine main et la serra, mimant le mouvement d'égorgement, Joe tressaillit.
- Il est donc droitier ? intervînt Jack qui se tenait légèrement en retrait, observant.
- On ne peut pas en être sûr. Ce que je sais, c'est qu'il tenait l'arme de sa main droite, et, aux vues de la netteté de la plaie, on pourrait penser que oui, il est droitier, répondit le médecin légiste après avoir tourné la tête dans la direction de l'adjoint. D'après la position du corps, on peut sans nul doute affirmer que c'est lui même qui a ouvert la porte, c'est alors, et pas avant, que son assaillant lui a tranché la gorge. Je pense qu'il n'a même pas compris ce qui venait de lui arriver avant d'en mourir, ni même qu'il avait remarqué une quelconque présence dans les alentours. On a identifié qui il était ?
- Marc Hammond, un veilleur de nuit chez Pamplehouse, une société d'entrepôts gardés où la marchandise est assurée en cas de dégradation ou de vol, c'est ce qui plaît à leurs clients: une assurance de retrouver leurs biens dans le même état qu'à leur dépôt. Ils sont une trentaine de veilleurs de nuit à bosser pour eux, une ronde toutes les heures, et le reste du temps fixés sur un panel de caméras qui filment l'intérieur des entrepôts.
- Son portefeuille était où ?
- Poche intérieure de son uniforme. Tout son argent et ses cartes de crédit étaient encore là ... ce n'était pas un vol, à moins qu'il ait eu sur lui quelque chose d'improbable auquel on ne pourrait penser. Une équipe est déjà sur la reconstitution de son emploi du temps des dernières quarante-huit heures.
- Bien, si vous n'avez pas besoin du corps ici, je voudrais bien l'embarquer pour la morgue, j'ai une autopsie à pratiquer, bien que l'on se doute de l'origine de la mort ...
- Vous avez raison, on ne sait jamais ce qu'il pourrait nous apprendre ... je n'en ai plus besoin, allez-y.
- Merci Shérif, et bonne chance .. Je vous ferai parvenir mon rapport au plus vite.
Joe se releva puis s'éloigna tandis que l'équipe du légiste ramenait les nouveaux sacs blancs pour envelopper les corps. Sacs qui avaient été mis en place pour ne pas oublier d'indice lors de l'autopsie, tel un poil qui serait tombé du corps dans le sac, un poil qui pourrait être celui de l'assassin, et qu'on n'aurait pas vu avec un sac noir. Il se demandait ce qu'il avait bien pu se passer dans le monde en moins de 24h, pour qu'une vie si paisible dans un état habituellement si tranquille, s'apparente désormais à un cauchemar.
Rien à l'intérieur, chef. Du moins, rien de récent. J'ai demandé à la scientifique d'effectuer un inventaire, et l'équipe qui s'occupe du planning n'a rien trouvé de bien concluant pour le moment. Quant au voisinage ... rien à en tirer, étant donné que personne n'habite vraiment à coté ... il n'habite qu'à cinq cent mètres de la ville, mais c'est assez pour éliminer tout voyeur, il habite en pleine forêt. Personne n'a rien vu, si ce n'est ce gars là, c'est lui qui nous a appelés.
- Qui est-il ?
- Joshua Milton, boulanger du coin. Les premiers policiers sur place l'ont interrogé brièvement sur la raison de son aventure dans le coin. Il s'est levé ce matin, comme tous les matins, puis après avoir préparé son pain, il a apporté sa baguette quotidienne à la victime, et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il le découvrit couché devant la porte de son chalet ouverte ? Il a vomit dans les buissons à proximité, à deux reprises.
- Je crois qu'on ne peut pas lui en vouloir.
- Je pense aussi.
- Suis moi Jack, on a quelques interrogatoires à mener ... en commençant par ce M. Milton.
Pas-Commentaires
1. Le mercredi 6 février 2008 à 22:44, par Jeremy
Réponse de XaF le jeudi 7 février 2008 à 17:55
2. Le jeudi 7 février 2008 à 17:40, par Nariel
Réponse de XaF le jeudi 7 février 2008 à 17:53
3. Le vendredi 8 février 2008 à 04:56, par than
Réponse de XaF le vendredi 8 février 2008 à 13:53
4. Le samedi 9 février 2008 à 23:01, par Mandar1ne
Réponse de XaF le samedi 9 février 2008 à 23:39
5. Le lundi 18 février 2008 à 20:04, par Mathilde
Réponse de XaF le mardi 19 février 2008 à 12:03
6. Le vendredi 22 février 2008 à 20:21, par Mandar1ne
Réponse de XaF le samedi 23 février 2008 à 20:51
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