... avancez de dix pas, mais surtout, ne vous regardez pas.
Vous pouvez désormais parler librement,
Nul doute que l'autre n'en saura rien,
Vous avez du temps,
Après tout, il est loin.
Nulle information ne se fait sourde,
Ecoutant votre haine, plutot que votre coeur,
Vous libérez sur les sons monocordes d'une musique lourde,
L'étanchéité et la froideur de votre rancœur.
Que penser de l'instinct ?
Lui qui fait de nous des êtres en mal,
Des meurtriers, des assassins,
Mais rien de plus qu'un animal.
Ne vous regardez pas, vous aurez honte,
Comment regarder ce visage qui ne parle qu'au dos ?
Ne le regardez pas, vous lui faites honte,
Il peut en souffrir, il en résultera des maux.
Mais soudain dans l'élan biscornu de la vie,
Il s'élève droit, et prend son coeur en main,
Après tout, ça ne le laisse qu'indécis,
Et pourquoi ne pas plutôt penser à demain ?
Il regarde droit, et pense à ses amis,
Ceux qui ne l'oublient pas, et le cherchent, lui,
Puis de dix pas s'éloigne, à vingt ou bien cinquante,
Après tout il vivra, lui, sans conscience choquante.
Vous ne le verrez pas partir, mais entendrez ses pas,
Et vous ne comprendrez pas pourquoi, de votre voix,
Sa distance soudaine et ses pas éloignés,
Pourront être justifiés.
Mais lui le saura, et c'est ce qui l'importe,
Avançant vers sa vie, et sans regret des autres,
Qui bien trop souvent, ne l'auront oublié,
Dans les méandres conscients, de leurs vies débauchées.
Pour Damien (si un jour tu penses que je t'oublie, dis toi bien que tu omets qui je suis, je t'adooore !)
XaF.
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