Au sens littéral du terme
On croit en beaucoup de choses, de nos jours.
Que l’on axe nos croyances sur les faits, sur la science, sur la religion ou sur diverses choses, on a tous nos croyances plus ou moins fondées, plus ou moins réfléchies, mais toutefois images de nos personnalités.
Croire, ce peut être toute notre vie.
Sur quoi sont basées nos croyances ?
Pourquoi croyons nous ?
Quel est l’avenir de chacune de nos croyances ?
Une chose est certaine: ces questions ne seront pas traitées dans cet article.
La seule croyance à laquelle je voue un culte particulier se limite à la capacité de parler, et de s’exprimer. Plus communément appelée la parole. Plus puissante qu’une arme, plus intéressante qu’un corps, elle nous permet d’être qui nous sommes et de le revendiquer. Elle a mené des Hommes au pouvoir et d’autres à l’abattoir. Elle offre la capacité d’haranguer des foules, mais aussi d’être soumis par ses idées.
En plus simple, elle peut nous servir ou nous desservir, que nous sachions respectivement l’employer ou non.
La meilleure preuve étant dès lors l’exemple, demandez vous comment vous vous sentiriez si notre petit Kévin vous disait, d’une impolitesse fort développée, en des termes loin d’être élogieux, sur un ton ordonnateur ?
Putain, t’as finis le lait, va en acheter j’ai soif.
Maintenant, prenons la même situation, mais en inversant les paramètres de l’émetteur:
Oh, il n’y a par malheur plus de lait. Pourrais-tu, s’il te plait, aller en acheter, il s’avère que ma glotte est desséchée ?
D’accord, c’est facile comme exemple. Et en plus de cela, j’ai légèrement exagéré les deux situations.
Cependant, ça reste fiable: laquelle des deux vous plairait le plus ? (en retirant le coté niais de la seconde, quand même …)
Mais la simplicité de cet exemple peut s’avérer effarante en action: un homme dont nous avons tous entendus parler (au moins une fois), que ce soit pour ses méfaits ou ses convictions extrémistes reste Adolf Hitler. Il ne suffit pas de soutient pour arriver à ses fins, ni même d’avoir des idées. Il faut être capable de rallier des personnes à nos causes et de les pousser à combattre à nos cotés, parfois même contre leurs idées de départ, de façon à les convaincre que le chemin que nous leur montrons est le bon.
De la manipulation ? Oui. Vous avez bien suivi (enfin, pas tous, mais dans ma candeur, je ne relèverai pas les noms cette fois-ci) où je voulais en venir. La parole ouvre des portes immenses sur des réalités présentes dans nos vies de tous les jours. Qu’elle soit écrite ou orale.
Imaginez notre petit Kévin écrire un livre appelé Mn konba afin de répandre ses idées et de convaincre les lecteurs du bien fondé de celles-ci (entre autre, l’adoption du langage dit « SMS » comme langue officielle de communication en europe). Pensez-vous que le temps passé à le lire, et la difficulté éprouvée durant cette opération participerons à vous convaincre ?
Cet article n’est en fait qu’une faible supercherie afin de vous démontrer à quel point vous pourriez faire bon usage des mots peu usités de la langue. Vous pourriez par exemple insulter une personne, dans une phrase bien tournée, à tel point qu’elle ne pourrait s’en rendre compte ! Folichon, non ?
Pour un peu de culture, quelques mots peu usités:
- abstème
- anoure
- auriscalpe
- barbacole
- bachelette
- brunette (ne pas se laisser avoir …)
- cailletages
- dyscole
- dipneustes
Et mon préféré, qui reste syzygie: il est, à ma connaissance, le seul mot de la langue française disposant les lettres y, z, puis y à la suite. Connaissiez-vous ces mots ?
Tout ça pour dire, et même si la chute de cette article n’en est que plus banale, que si vous croisez un de nos chers petits Kévin, ne soyez pas trop méchants … Après tout, s’ils ne savent pas écrire ni s’exprimer, ils perdent un grand atout dans leur vie. (mais c’est quand même bien marrant, il faut dire …)