Prélude à la vie – Chapitre I (3/x): Enquête de voisinage

Je sais, je sais, je tarde beaucoup à poster chaque fois … Que voulez-vous, j’ai peu de temps à moi ^^

Et puis … que dire de plus que … Mieux vaut tard que jamais ? (ou Vieux motard que j’aimais, mais le sens est moins ciblé ici :D )

Bob Hogan avait reçu l’ordre de s’affairer dans le voisinage le plus proche et de poser des questions sur la victime à qui voulait bien répondre. Il savait très bien, tout comme son patron, que personne n’avait rien vu de ce qu’il avait bien pu se passer la nuit dernière, et qu’il ne pourrait pas obtenir grand chose des voisins si ce n’est un potentiel relationnel avec le défunt.

Il interrogeait sur le palier d’une maison une vieille dame, qui recevait son petit fils en vacances dans le coin, lorsque Joe et Jack se garèrent à coté de sa voiture de service. Comme pour les interrogatoires précédents, il avait gribouillé quelques informations sur Marc Hammond, ce veilleur de nuit fort sympathique, si l’on suivait l’idée générale, et pour cause, les mêmes mots ressortaient de la bouche de chacun des habitants du coin: c’est – c’était – un gentil garçon. Pour en savoir plus, il aurait bien fallu qu’ils le connaissent réellement. Il semblait agréable au premier abord, et, bien qu’il ne fût plus très jeune à sa mort, si on oubliait la blessure à sa gorge, il restait un bel homme. Et c’était l’avis donné par toutes les voisines que Bob avait déjà interrogées, dont quelques unes osaient même avouer avoir eu à un moment ou un autre une aventure, plus ou moins courte, avec lui. Bob se demanda comment il était, plus jeune, vu le succès qu’il pouvait avoir si peu avant sa mort. Ils en sauraient certainement plus lorsqu’ils chercheraient dans son passé.

Et vous le voyiez souvent ?

Bob fût rappelé à la réalité par la question de Jack qui venait de prendre en main l’instruction tandis que Joe faisait un tour du propriétaire, observant les points de vue accessibles depuis ces lieux. Il arrêta de tripatouiller son stylo, raffermit la prise de son calepin et attendit pour écrire les infimes renseignements qu’ils pourraient encore obtenir de la grand-mère.

Au moins une fois par week-end, il passait voir si tout allait bien … Oh, messieurs, si vous saviez à quel point il pouvait être serviable … Que vais-je faire sans lui ? Un jour mes enfants viendront me rendre visite et me trouveront desséchée sur le sol du salon … Oh … Que ses visites vont me manquer … Vous savez, il lui arrivait même de m’apporter un petit quelque chose, ou de partager une part de gâteau autour d’un café qu’il venait lui même me préparer … Et tout ça simplement par gentillesse.

Jack jeta un coup d’oeil furtif à Bob qui prenait par écrit les éléments relativement éloquents des confidences de la femme âgée. Il le sentit pensif sur le portrait si aimable que faisait la vieille dame du mort et se dit que lui-même l’était quelque peu. Marc Hammond semblait avoir une vie sans reproches – du moins d’après ses voisins – et une personnalité bienveillante et avait pourtant été assassiné, plutôt charcuté pensa-t-il. Quelle était la raison de ce crime ? Et tous les autres des 24h, basés sur le même protocole – du moins semblait-t-il – ? Jack avait beaucoup de questions à poser, mais personne ne pouvait à l’heure actuelle lui répondre.

…autre jour il était en compagnie d’une demoiselle encore différente, c’était un tombeur, je vous le dis moi ! Un tombeur !
- Merci de votre aide, madame, nous ferons notre possible pour retrouver le coupable de cet acte, votre coopération nous a permis de bien avancer.
- Oh! Je vous en prie jeune homme, il est normal d’aider nos représentants de la loi!

Jack pinça délicatement le devant de son chapeau et fit un léger hochement de tête en direction de la dame, puis, après avoir fait un signe à Bob, lui ordonnant de le suivre, il retourna vers les véhicules où Joe les attendait en écrivant sur un bloc des informations qu’il avait sûrement obtenues lors de son observation des alentours.

Tu as quelque chose, chef ? lança Jack
- Pas grand chose, mais j’ai remarqué une sorte de poste d’observation derrière la maison, à cent-cinquante ou deux-cents mètres. Il permet d’apercevoir la route jusqu’à cinq-cents mètres d’ici dans la direction de la ville, et jusqu’à la maison de notre macchabée. En gros, un bon point de vue sur le kilomètre précédent la maison, laissant le temps au coupable de se préparer à l’arrivée de sa victime … J’ai appelé la scientifique en leur donnant les coordonnées du lieu. Bob, je voudrais que tu ailles y poser des scellés rapidement, puis que tu attendes nos laborantins: je veux tout savoir sur la possible présence du connard qui a fait ces saloperies à cet endroit. Une fois qu’ils seront sur place, je te laisse t’occuper du reste des interrogatoires, tu es de loin le plus efficace quant aux notes d’instruction. Jack et moi nous allons retourner aux bureaux et essayer de connaître un peu mieux l’homme qui se cache derrière le cadavre. Ok ?
- Ok chef, répondit Bob, j’y vais de ce pas.
- Je te suis, patron, ajouta Jack.

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10 pas-commentaires (RSS 2.0)

  • Nariel

    Mon petit pas-commentaire du chapitre ^^ pour changer : il est beaucoup trop court bon sang =o je retombais à peine dans le bain du roman qu’on m’en a sorti par la fin

  • Mandar1ne

    Ah mais ca va pas du tout du tout ca !! on reste sur sa faim la :p je suis comme Nariel bcp trop court bcp trop court, ca reserve des rebondissements je le sens mais c est frustrant qd mm au fait XaF t as ecrit une trame ou t inventes au jour le jour ? en tout cas bonne continuation, j attends de nouveau la suite avec impatience

    XaF

    Comme je le justifie à chaque fois, la longueur des chapitre est correcte, étant donné qu’elle dépend des cinq articles (environ) concernant le chapitre: donc cinq articles un peu trop court donnent un chapitre de longueur plus que correcte. Et puis il faut savoir que j’ai très peu de temps libre, alors je pense qu’écrire un article tous les mois, ou tous les deux mois, est plus intéressant, autant pour vous que pour moi, que d’écrire un chapitre par an, d’autant plus que le fait d’écrire le début d’un chapitre me motive plus ou moins à écrire la suite de celui-ci.

    J’ai une trame générale, mais très très générale. Je sais à peu près où je veux m’orienter et je connais l’idée générale du prologue, je sais à peu près quelle est l’orientation du chapitre en cours, et je l’écris dans cette orientation tout en gardant en tête la suite, enfin surtout la fin, et sa mise en place. Une grande partie est donc écrite au jour le jour (sensations des personnages, bien qu’elles soient dictées par leur personnalité que j’ai relativement déjà prévue aussi, descriptions des paysages, etc…), mais le fait de connaître le fin mot de l’histoire permet de ne pas divaguer au delà des limites des situations …

  • Jeremy

    Hey ! C’est vrai qu’il fait plus court que les autres mais bon, c’est déjà ça d’avoir quelque chose à lire. Et en effet, je vous comprends, moi aussi du coup j’ai hate d’avoir la suite et d’en savoir plus ! Voyons ce que donne la suite … :)

    XaF

    843 mots environ pour cette partie du chapitre contre 814 pour la partie précédente, mais, 894 pour la première partie de celui-ci. A ma décharge, la première partie contenait quand même plus de descriptions. Pour continuer dans les nombres, si je fais la moyenne par article du nombre de mots pour ce chapitre, j’obtiens le résultat d’un peu plus de 850 mots par article. Si on considère que chaque chapitre sera composé d’environ cinq articles, on obtient un résultat environnant de 4250 mots.

    Enfin, je me suis amusé à faire le calcul du nombre de mots de la préface (bien qu’il est normal qu’elle soit plus courte qu’un chapitre …). Pour la première partie, 529 mots, la seconde quant à elle contient 625 mots, la troisième s’aventure dans les 757 mots, la quatrième dans les 1096 mots, et enfin la cinquième et dernière dans les 1088 mots. Ce qui nous fait un total de 4095 mots.

    Je suis d’accord sur le fait que la longueur des derniers articles de la préface puissent faire de l’ombre à celle des premiers articles du chapitre I, cela dit, si l’on compare la longueur prévisionnelle du chapitre et la longueur réelle de la préface, on peut remarquer qu’il est bel et bien plus long qu’elle, du moins, il est bien parti pour. Je pense que l’effet de « trop court » est en grande partie causé par le fait que l’histoire commence à se mettre en place, contrairement à la préface où l’on posait les éléments sans laisser travailler l’esprit sur la suite (j’entends par là qu’il n’est pas aisé d’imaginer la suite d’une histoire ne connaissant seulement les actes de meurtre de celle-ci).

    J’espère que cette réponse vous conviendra. Quoi qu’il en soit, j’essaierai de faire un peu plus long la prochaine fois afin de satisfaire mes lecteurs que vous êtes (j’avoue ne pas compter les mots, vu que j’écris en général directement sur le pas-blog).

  • Jeremy

    Eh bien ! Ca c’est de la réponse. Et tout dans la précision en plus ;o). C’est vrai que vu comme ça, au nombre de mot … Mais comme tu as pu le dire, ça vient sûrement du fait que l’histoire commence à se mettre en place.

    XaF

    Je me permets d’ajouter, bien que ce ne soit pas forcément une référence pour un roman policier, qu’Amélie Nothomb, auteur a succès, a écrit un roman de 3200 mots. En fait, j’aurais dû publier uniquement la préface :p

  • Mandar1ne

    lol quand je vois la longueur de la 1ere reponse de XaF je me suis qu il aurait tout aussi bien pu rajouter tous ces mots dans ce chapitre :p trop fort XaF … !!

  • Mandar1ne

    erff en me relisant je m apercois qu il manque un mot ds ma phrase : je me suis DIT ….

  • My

    jadoow le moot tripatouiller *-*
    piis l’histoire vraiimentt extra t’m'impressionnes garv! moi qui trouve pas d’inspiration pour une production de vendredi de 400 mots la tu m’décourages encore plus x’
    cest tellement bien placéé les motss que piouu!
    sincerement bravoo =p beaucouup de talent =O

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