Le vent tel un souffle rugueux sur la peau …
Je ne sais encore qui suit ce qui se passe ici, ni qui attend patiemment, ou avec impatience, que j’écrive à nouveau, mais ce qui devait se faire se fait alors.
Il est prévu que se déroule ici même une série prochainement, je n’en dirai pas plus, et le pas-blog en sera lui même plus que muet pour l’instant, mais ce qui devra se faire se fera, comme tout ce qui se fait toujours, et cette série verra le jour, bientôt. Ceci étant dit, il est nécessaire de fournir de quoi patienter, et c’est là qu’entre en jeu le vent et son perpétuel manège …
Une feuille naquît un matin à l’ombre de mère nature et de son fruit le chêne. Cette petite pousse verte prometteuse n’attendait que l’instant à partir duquel elle aurait la joie de pouvoir s’ouvrir au monde, et s’épanouir tel une chenille libérant ses ailes de papillon. En cette douce matinée, les gouttes perlaient le long de cette jeune pousse, gouttes transparentes d’une eau pure de la campagne, si loin des villes et si proche du plaisir au naturel.
Chaque jour naissant apparaissait comme jour de croissance, et permettait à la fille de chêne de s’approcher pas à pas de son épanouissement intégral. Plus elle grandissait et plus sa croissance s’accélérait, plus elle se modelait et plus elle désirait que son évolution aboutisse. Plus encore qu’aucune personne assez censée pour lire et comprendre ces mots ne puisse comprendre. Un simple désir d’enfant, si banal et pourtant si présent. Si réel et pourtant si abstrait.
Vînt alors le jour ou elle put s’ouvrir au monde, jour béni de tous pour elle, feuille frêle et naissante sous les limpées frémissantes d’une aube promise. Plusieurs jours passèrent durant lesquels son aboutissement fut total, plusieurs jours durant lesquels elle put profiter de sa « vie », jusqu’au moment ou le vent se leva. Dans un premier temps, il resta calme, sachant se tenir à sa place. Mais un jour de colère, un jour ou le ciel devint noir, le vent se raidir et fit connaitre sa fureur. Déballant alors tous ses éléments, la nature libéra la feuille de sa prison de bois, bien qu’elle n’en voulut que le contraire.
Virevoltant dans la nuit orageuse, violemment, et non comme l’aurait décrit Verlaine, notre protagoniste inconsciente vit son bonheur, sa vie, s’éloigner d’elle a toute vitesse jusqu’à disparaitre totalement de son champs de vision, et ce malgré l’attente et le travail qu’elle avait dû accomplir pour pouvoir toucher à cette vie.
Rien au monde ne peut exprimer plus de choses qu’un exemple de la nature. Et c’est en ce précepte que cet exemple vient illustrer le travail d’un Homme, ou du moins sa vie (car comme nous le savons, si la nature est travailleuse, à en suivre l’exemple du yin et du yang, et certainement dans un but de compensation et donc de respect des lois naturelles comme nous aimerons à le décrire (Ô égo, quand nos chaussettes nous serrent …), l’Homme a décidé de s’épanouir dans la fainéantise).
Je ne considère pas qu’il soit de grace nécessaire de commenter l’idée de mon récit, et je vous laisserai donc le loisir de l’interprêter à votre guise …
Pendant que l’ouvrier cherchait son marteau, une violente douleur immobilisa le doigt du rêveur …
1 août 2008 à 15h46
… *_* bizzare ont dirait une poésie