Les Rues
Envoûtement, c’est le seul mot qui pourra qualifier ce qui m’a poussé à écrire la suite.
Parfois, il nous arrive que des sentiments, ou plutôt des sensations, oui, des sensations, ça correspond plus précisément à ce que je voulais dire, nous entrainent dans des chemins que nous avons besoin, pas un besoin vital, mais un besoin ressenti, de suivre. En avançant, on n’a qu’une envie: celle d’observer ce qui nous entoure, et de continuer à avancer, à observer, à avancer, encore et encore, pendant des heures, se laisser aller à oublier ce qu’on ne pourrait oublier dans notre monde, dans notre vie de tous les jours, nos problèmes, nos soucis (tout bien que tu détiens est un soucis qui te retient, mais heureusement que Skippy est là pour nous ôter tous nos soucis
©Les Inconnus), et tout ce qui pose nos marques, marques que souvent on aimerait pouvoir oublier, laisser de côté, et passer à autre chose, à un esprit plus libre …
C’est dans ces rues délabrées que tout à commencé
Sur ces sentiers de la vérité que nos chemins se sont croisés
Le mien, pourrit par le temps et l’attente agonisante,
Mais aussi le tien, ma destinée, lorsque tu m’enfantes
Avançant à pas lents,
Regardant, tout en se baladant
S’ouvrir à la vie, au chemin qui nous attend
Et que l’on suivra inconsciemment
Nuits de mes désirs, jours de mes plaisirs
Ne pourrait on vivre alors sans souffrir ?
On avance le long d’une rue, rasant les murs, ou libre de vitalité, la tête enfoncée dans le col, ou d’un air décontracté, on marche. On pense toujours à tout un tas de choses, en marchant dans les rues, des choses qui ont un rapport avec le moment présent: Cette rue est bruyante
, Il y a encore des travaux ici ?
. Ou parfois, des choses auxquelles on pense tout le temps, même parfois sans avoir conscience d’y penser: Comment je vais faire si j’ai planté cette épreuve ?
, ou encore Faut toujours que quelque chose aille de travers avec moi !
.
On y pense tous, mais on ne pense pas assez souvent à ce que l’on pense, car nos pensées sont nos guides de vie, bien que ce soit la vie qui guide nos pensées.
Bref, ou en étions nous ? Ah, oui ! Dans cette rue. On marchait donc, suivant nos pensées mais continuant notre chemin inconsciemment, sachant ou non ou l’on va, l’important c’est ce qui se déroule dans notre tête, ce qui nous fait continuer à poser un pied devant l’autre quoi qu’il en soit. Ce qui se passe autour de nous nous sort parfois de nos pensées, mais on y est toujours, solitaire, avançant dans cette rue … cette route … ce chemin … cette pensée … cette vie … ce sentiment … cette sensation … cette émotion … cette … cette rue …
A un croisement, il faut choisir ou l’on va se diriger, mais le petit bonhomme est rouge (Communiste !), on se pose au bord de la route, devant les lignes blanches, et on attend, pensant encore et encore, pendant que les gens autour de nous s’accumulent et attendent eux aussi leur tour pour passer, certains sont pressés et décident d’effectuer un slalom entre les voitures, d’autres discutent autour de nous, de choses et d’autres, continuant leurs conversation. Oh, maman, regarde le joli chien !
dit un enfant, naïf de cette vie qui sera la sienne. Le bonhomme passe au vert (Les écolos, il était temps !) et tout le monde reprend sa route et traverse devant des voitures obligées de s’arrêter par le feu qui leur signale et le déboulement des piétons pressés d’avancer bien que patients lorsque ce n’est pas leur tour.
On avance, changeant de trottoir à chaque fois que notre direction nous le réclame, le trottoir n’est pas plat, ce n’est pas agréable d’y marcher, les chevilles en souffrent et indirectement les genoux, on marche parfois au bord du trottoir, sur la route, bien qu’elle ne soit pas non plus très plate. Certaines voitures mal garées, propriétés de personnes sans aucunes civilité, nous obligent, elles, à passer sur la route, mais bon, tant que l’on regarde ou l’on met les pieds, on continue à penser, et rien ne nous arrête.
On arrive enfin devant une porte, notre porte, on attrape nos clés dans notre poche, elles sont difficiles à avoir, elles s’accrochent toujours à ce qu’elles peuvent, une forme de résistance, comme si elles ne voulaient pas nous ouvrir. On les insère dans la serrure, on ouvre, et là, toutes les pensées que nous avions sortent de notre esprit pour laisser place au moment courant, notre but est atteint, on referme notre porte, dépose nos affaires, et nous voilà enfin à l’aboutissement de notre quête.
Nos pensées alors atténuées, presques disparues, vont se classer dans un recoin de notre esprit, jusqu’à ce que nous franchissions à nouveau cette porte, et qu’elles reprennent le contrôle de nos vagabondages …
26 avril 2007 à 21h58
Hm, en tout cas, c’est toi qui m’a bien fait réfléchir avec ce que tu as écrit.
)
(J’adore les petites alusions
Bisous l’ami <3
27 avril 2007 à 11h37
On dirait que tu as atteint une liberté de penser cosmique vers un nouvel âge réminiscent ..
Reste à savoir si ça te permet de faire la différence entre un bon, et un mauvais chasseur .
(k)(k)(k)
(Oui, ce pas-commentaire est 100% Inconnus addicted.)
XaF
avril 27th, 2007 at 11h40
Bah … c’est simple ! Un mauvais chasseur, il voit un truc qui bouge, il tire … alors qu’un bon chasseur, il voit un truc qui bouge, il tire … mais c’est un bon chasseur quoi … rah tu m’emmerdes avec tes questions là ! :p
(k)(k)(k)
28 avril 2007 à 21h30
Ca dépend qui… ce que* tu tires aussi.
(ton captchabidulechose il aime pas les rousses ptin!)
27 juillet 2007 à 18h46
Toi ! OUI TOI XAF ! part plus comme ça sans donné de nouvelle
(
j’ai voulu te faire un coucou sur ton serveur irc et j’ai découvert avec stupeur que tu l’avais fermé… :’(
ca ma fais mal
donne des news hein ! merci cactus de m’avoir filé de ses news ! Bisoux a tous !
27 août 2007 à 23h22
Alors là je suis stupéfaite.
En lisant ce texte je faisais le voyage humm..
Moi marchant sur le trottoir (et non faisant hein xD) et j’essayai de réfléchir quelles pensées je pouvais avoir mouarf me voilà toute perdue j’ai dépassé ma porte et c’est ta faute tu m’as fait rêver là :$